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Céline Eliane MAUPEU
Hypnose ericksonienne à Libourne
 
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TOUT SAVOIR SUR LES INTESTINS : de l'alimentation, en passant par les maladies, et les probiotiques

ET SI TOUT COMMENCAIT PAR LES INTESTINS?

Les médecines traditionnelles considèrent depuis toujours le bon état de l’intestin comme indissociable d’une bonne santé. On sait aujourd’hui que le microbiote intestinal joue un rôle dans les fonctions digestives, métaboliques, immunitaires et même neurologiques. En conséquence une dysbiose (déséquilibre de la flore intestinale) est une piste sérieuse pour comprendre l’origine de certaines carences ou maladies. Prendre soin de sa flore intestinale en adoptant une alimentation équilibrée et une bonne hygiène de vie, c’est se prémunir de nombreux maux…

Les intestins mesurent entre 5 et 7 mètres de long, la muqueuse s’organise en plis et replis (villosités, et microvillosités). Si l’on déroulait l’intestin grêle sans ses plis et replis sur lui-même, il s’étendrait sur plus de 18 mètres. L’ensemble des plis, replis, villosités et microvillosités offrent une surface d’échange représentant une surface d’environ 250 m carrés soit la grandeur d’un terrain de tennis.

LES DIFFERENTES FONCTIONS DES INTESTINS : une fonction digestive et un rôle de défense

C’est dans l’intestin grêle que se déroule l’ultime désagrégation des aliments. Grâce à des enzymes digestives, les aliments sont disséqués et réduits en molécules de très petites tailles pour pouvoir être absorbés dans le sang. Le Colon se chargera de digérer en prenant son temps (environ 16 h), tout ce qui n’a pu être assimilé par l’intestin grêle. Le gros intestin évite le retour des matières fécales dans l’intestin grêle. Cette fonction est essentielle pour éviter la contamination de l’intestin grêle par les bactéries présentes dans le colon.

QU’EST- CE QUE LE MICROBIOTE INTESTINAL ?

Le microbiote intestinal localisé dans l’intestin grêle et le colon désigne l’ensemble des micro-organismes de la flore commensale qui participent aux fonctions bénéfiques pour l’intestin. La composition du microbiote évolue selon l’influence de la génétique, de l’alimentation, de l’hygiène de vie et de l’environnement. Par exemple le traitement antibiotique réduit la quantité et la qualité de la flore intestinale sur plusieurs jours voire plusieurs semaines. Chez l’homme le microbiote intestinal est constitué en majorité de bactéries, mais aussi de virus et de champignons microscopiques. Il renferme 100 000 milliards de bactéries pouvant appartenir à plus d’un millier d’espèces différentes.

QUELS ROLES POUR LE MICROBIOTE ?

  • ROLE IMMUNITAIRE

Il participe à l’effet barrière de la muqueuse intestinale, les bonnes bactéries agissent tels de véritables compétiteurs vis à vis des hôtes indésirables.

  • ROLE DIGESTIF ET METABOLIQUE

Le microbiote assure son propre métabolisme en puisant nos aliments, notamment les fibres alimentaires non digérées (que l’on appelle les prébiotiques). En parallèle, ces micro-organismes interviennent sur la digestion de nos propres aliments : ils facilitent l’assimilation des nutriments grâce à un ensemble d’enzymes dont l’organisme n’est pas pourvu, ils participent à la synthèse de certaines vitamines et ils assurent la fermentation des substances non digestibles et des sucres. La flore intestinale intervient également dans les processus métaboliques : le microbiote intestinal a un impact majeur sur l’utilisation du bol alimentaire et inversement. Il s’agit d’une interrelation réciproque : si la nourriture altère les bactéries, ces dernières à leur tour vont impacter différemment le métabolisme de la nourriture. C’est ainsi qu’une dysbiose (déséquilibre de la flore intestinale) pourra altérer l’intégrité de la barrière intestinale c’est-à-dire altère sa capacité à transformer certaines des substances ou à éliminer certains toxiques.

L’IMPORTANCE D’UN BON EQUILIBRE

On établit le lien entre la dysbiose intestinale avec l’émergence de maladie fonctionnelle comme les allergies alimentaires, l’intolérance au gluten, l’eczéma atopique, certaines maladies inflammatoires, mais aussi des troubles métaboliques comme le diabète de type 2 ou l’obésité, voire les maladies cardiovasculaires ou des troubles de l’attention et du comportement (hyperactivité, autisme, anorexie…)

COMMENT REGULER SON MICROBIOTE ?

La meilleure prévention reste une alimentation saine, limitant l’apport de viande rouge (2 à 3 fois par semaine), évitant le plus possible les aliments sucrés, raffinés et industrialisés. En apportant des aliments riches en probiotiques (pain au levain, croûtes de fromage, miso, olives, kéfir, kombucha, légumes lactofermentés) et riches en fibres (prébiotiques). Lorsque cela est nécessaire, l’apport de probiotiques spécifiques, de compléments à bases de plantes peuvent aider à conserver un bon équilibre de la flore intestinale.

DYSBIOSE DUE A L’ALIMENTATION ET AU STRESS

Veiller à une bonne hygiène alimentaire et buccale. Eviter la prise d’antiinflammatoires. Avoir une activité physique régulière. Apprendre à maîtriser son stress. (Association de probiotiques à voir avec le médecin, plantes relaxantes : valériane, mélisse, passiflore)

DYSBIOSE AVEC COLITES : SPASMES, CRAMPES INTESTINALES ET BALLONNEMENTS

Eliminer les aliments mal tolérés. Introduire les prébiotiques progressivement. Eviter les huiles essentielles par voie orale. Infusion de mélisse, verveine, camomille, ou passiflore : 10g/ litre, 3 à 4 tasses par jour. Saupoudrer les mets avec des graines d’anis, d’aneth, de carvi, de cumin ou de fenouil doux.

DYSBIOSE AVEC CONSTIPATION

Pratiquer une activité physique régulière. Penser à bien s’hydrater. Infusions ou préparations à base de romarin, d’artichaut et menthe poivrée.

DYSBIOSE AVEC ALTERNANCE DIAHREE ET CONSTIPATION

Soulager les symptômes. Infusions et préparations à base de réglisse, curcuma, macérat glycériné de bourgeons de noyer.

DYSBIOSE AVEC FRAGILITE IMMUNITAIRE

Soutenir avec des plantes immunostimulantes et des probiotiques. Infusions et préparations à base d’échinacée, d’éleuthérocoque et d’andrographis (cures discontinues de 3 semaines).

DYSBIOSE AVEC INTOLERANCE ALIMENTAIRE

Eliminer les aliments suspects notamment le gluten, les laitages des animaux, les fruits acides, les farines complètes, les œufs. Les réintroduire 1 à 1. Pendant la crise : 2 à 3 gélules de charbon activé. Après la crise : infusion et préparation à base de desmodium et de curcuma.

DYSBIOSE AVEC EPISODE ALLERGIQUE

Huile de nigelle dans l’alimentation. Cures discontinues de manganèse. Infusions et préparations à base de cassis, plantain, réglisse.

SUITE D’ANTIBIOTHERAPIE OU DE GASTRO-ENTERITE

  • Eviter les laitages des animaux pendant quelques temps.
  • Cure de macérat glycériné de bourgeons de noyer : 5 gouttes de macératmère de noyer matin et soir pendant 3 à 4 semaines.

MALABSORPTION DES NUTRIMENTS

Privilégier les omégas 3, éviter les huiles essentielles par voie orale. Compléments à base de citrulline et glutamine.

CANDIDOSE

Eviter les farines raffinées et le sucre. Adopter le sarrasin, le quinoa, les lentilles, la noix de coco, l’ail, l’oignon et l’origan. Prendre de l’extrait de pépins de pamplemousse 15 gouttes 2 à 3 fois par jour et de la propolis en poudre 1 à 3 gélules par jour.

COLON IRRITABLE

Limiter le gluten et les produits laitiers. Apprendre à gérer son stress. Eviter les huiles essentielles par voie orale. Utiliser de l’aloe vera (30 ml avant chaque repas), des graines de psyllium (1 cuillère à café avant chaque repas) ou des décoctions de graines de lin. Infusions de mélisse, verveine, passiflore (10g/litre, 3 à 4 tasses par jour).

A QUOI SERVENT LES PROBIOTIQUES ?

La prise de probiotiques (souches spécifiques de bactéries ou de levures) prévient l’installation ou élimine par compétition les mauvais germes et permet la restauration d’une flore équilibrée et bénéfique pour l’organisme.

En effet, la fatigue, le stress, une alimentation déséquilibrée ou la prise de certains médicaments (comme les antibiotiques) peuvent perturber le bon équilibre naturel de notre microbiote. Des signes variés peuvent révéler ce déséquilibre comme des troubles digestifs, des diahrées, des mycoses, de l’acné mais aussi des migraines, des douleurs articulaires ou une fatigue chronique. Les probiotiques peuvent donc pallier tous ces dysfonctionnements.

COMMENT CHOISIR SES PROBIOTIQUES ?

Il convient de sélectionner des probiotiques contenant au moins 10 *8 de ferments par prise.

Suite à une prise d’antibiotiques

  • Pendant le traitement et jusqu’à 1 mois après.

Diahrées, gastro-entérites

  • Pendant et 15 jours en suivant

Prévention des voyages à risques

  • 15 jours avant et pendant le voyage

Soutien immunitaire (rhume, angine, grippe)

  • au moins 10 jours et jusqu’à 1 mois

Rhinites allergiques

  • 1 mois avant la saison et pendant la période à risque

Dermatoses

  • cure de 30 jours

Dermite atopique chez l’enfant

  • En continu

Sensibilité digestive, hypermobilité intestinale

  • Possible en continu

Colopathies/colites /côlon irritable

  • En cure de 2 à 3 mois, possible en continu

Ballonnements, troubles du transit

  • Cure de 1 à 3 semaines

Stress, fatigue

  • Cure de 1 à 2 mois

Mycoses vaginales, cystites (limiter les récidives)

  • Cures discontinues

A QUOI SERVENT LES PREBIOTIQUES ?

Les prébiotiques sont composés essentiellement de fibres végétales, non digestibles qui sont dégradées par les micro-organismes de l’intestin. Ils alimentent « les bonnes bactéries intestinales », les aident à se reproduire et exercent par ailleurs des fonctions essentielles. Ils permettent d’améliorer le transit intestinal tant en cas de constipation que de diarrhée, de limiter les phénomènes inflammatoires, de favoriser l’absorption des minéraux, de contribuer à l’abaissement du taux de lipides sanguins…

FRUITS FRAIS à FIBRES SOLUBLES : banane, poire, pomme sans peau, fraise, framboise, jus d’agrumes et d’ananas.

A FIBRES INSOLUBLES : agrumes, ananas, grenade, fruits à coque.

LEGUMES ET PLANTES : ail, poireau, oignon, échalotes, asperge, artichaut, pissenlit, endives, haricots verts, carottes, topinambour, racines de konjac de yacon et de jicama

LEGUMINEUSE/ CEREALES/GRAINES : toutes les légumineuses. Céréales complètes et semi-complètes et surtout : son de blé, avoine, orge, lin.

 

LES INTESTINS : UN DEUXIEME CERVEAU ?

Notre intestin contient 200 millions de neurones qui communiquent entre eux et avec ceux présents dans notre cerveau. Le nerf vague a été identifié comme la voie la plus importante et la plus rapide pour relier l’intestin et le cerveau. Le cerveau utiliserait cette voie de communication pour se rendre compte de ce qui se passe dans notre corps.

L’intestin hyper innervé est au cœur des échanges et des stimulations se produisant au quotidien : apport des nutriments, assimilation, stimulation immunitaire…

L’intestin est donc un organe sensoriel primordial en relation constante avec le cerveau. Les conséquences de cette proximité se traduisent dans les 2 sens :

  • Une inflammation intestinale chronique s’exprime très souvent par une anxiété ou des syndromes dépressifs, alors qu’une situation de stress mettra au ralenti le système digestif pour économiser de l’énergie (manque d’appétit…). De même le stress répété pourra à la longue, influer sur le microbiote et créer des désordres digestifs. A l’inverse un déséquilibre du microbiote créé par une mauvaise alimentation pourra retentir sur notre système nerveux.

Nos bactéries intestinales seraient à l’origine de la fabrication majoritaire de la sérotonine dans notre organisme.

NB : les toxines sécrétées par nos mauvaises bactéries pourraient également à être à l’origine de certaines maladies et des troubles du comportement.

ILS FACILITENT UN BON TRANSIT

CONSTIPATION

  • Exercice physique régulier, réguler le stress, équilibrer son microbiote, éviter lait et fromages, poissons et viandes salées, tapioca, riz et pâtes raffinées, thé, chocolat, cacao, trop de viande.
  • Cuisiner avec de l’huile d’olive crue et cuite.
  • Privilégier les légumes
  • Manger des pommes (la pectine forme un gel dans le tube digestif), des figues et des abricots secs.
  • Stimuler la fonction biliaire avec des plantes telles que : chardon marie, artichaut, boldo, radis noir, curcuma, pissenlit, romarin, menthe poivrée.
  • Apporter de la vitamine B pour renforcer la tonicité musculaire : levure de bière et pain complet.
  • Utiliser des laxatifs tels que : l’agar agar, le psyllium, les graines de lin ou de chia, la mauve, la guimauve ou le framboisier.

DIARRHEE

  • Surveiller la fièvre et l’émission de sang. Pratiquer une diète hydrique pendant 24 à 48H. Eviter les fruits et légumes crus.
  • Boire de l’eau de cuisson du riz (2 à 3 verres par jour).
  • Aliments possibles : riz, tapioca, carottes cuites, pommes râpées, coing.
  • Faire une cure de pollen apicole après l’épisode. Rééquilibrer la flore avec des probiotiques.
  • Argile verte
  • Charbon végétal

 

Céline Eliane MAUPEU

NB: Vous pouvez aussi lire " le charme discret de l'intestin" de Giulia ENGERS


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